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Date de création : 09.11.2008
Dernière mise à jour :
15.03.2021
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bonjour,
il existe une statue ( bronze) de mathurin moreau au cimetière du père lachaise représentant zénobe
Par Pardon, le 23.02.2018
passionnant blog !
Par lamalattie, le 29.01.2018
laure martin coutan montorgueil est ma tri-aïeul. allez voir sur mon site : sites.google.c om/site/laurec out
Par raynard, le 21.09.2017
beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte et un enchantement.n 'hésitez pas à
Par angelilie, le 11.06.2017
une oeuvre de jean louis jaley en vente sur https://www.dr ouotonline.com /vente-aux-enc heres-drouot/8 4943/d
Par Anonyme, le 27.05.2017
Ce 8 mars 2020 est l'occasion après plusieurs années de silence, de reprendre ce blog....en mettant à l'honneur, comme il convient, une femme extraordinaire, trop méconnue :
Hélène BERTAUX (1825-1909)
Née à Paris en 1825, sous le nom de Joséphine Charlotte Hélène PILATE
Hélène BERTAUX a connu un parcours hors du commun pour une jeune fille du 19ème s, issue d'un milieu modeste (elle est d'une génération antérieure à Camille Claudel : en 1881 lorsque cette dernière arrive à Paris, elle a 17 ans / Hélène en a alors 56)
C'est auprès de son beau-père (second mari de sa mère), le sculpteur Pierre HEBERT (1804-1869), qu'elle découvre le modelage, dès l'âge de 12 ans.
- formation qu'elle parfait auprès d'Augustin DUMONT (1801-1884 – Génie de la Bastille / Nap Colonne Vendôme/ Philippe AugusteBarrière du Trône)
Après un premier mariage en 1847avec un monsieur ALLELIT
sous le nom duquel elle expose en 1849
elle se remarie vers 1854 avec le sculpteur et graveur de pierres fines Léon BERTAUX (1827-1915) dont elle utilise le nom pour signer ses œuvres à partir du Salon de 1857
Après des débuts difficiles – marquées par la réalisation de pièces secondairestelles que des décorations de pendules, très en vogue à l'époque ; de nombreux refus de ses œuvres au Salon-
elle accède à la reconnaissance en1864 avecle jeune gaulois captif (plâtre de 1864, marbre de 1867 (Musée des Bx-Arts de Nantes), bronze d'avant 1874 - ) - œuvre quimérite attention : en effet, à une époque où les femmes n'avaient pas encore accès aux cours de nus et d'anatomie, il estsans doute l'un des plus anciens nus d'homme, jamais sculpté par une femme...
Dès lors les commandes émanant de particulierset de l'Etatse multiplient :
1 fontaine monumentale pour la ville d'Amiens(déposée et fondue en 1941)
2 frontons pour le Nouveau Louvre(La Navigation / la Législation),
1 statue en pied du peintre CHARDIN pour une des façades de l'Hôtel de Ville de Paris,
2 bustes pour l'Opéra GARNIER
Au moment de la Guerre de 1870 elle quitte Pariset se retire du monde artistique jusqu'à son retour dans la capitale, trois ans plus tard
En 1876, sa Jeune baigneuse (marbre, Musée Vivant-Denon, Chalon sur Saône)- œuvre des plus voluptueuses - connaît un succès retentissant
et 13 ans plus tard, elle est la première femme sculpteurà obtenir une médaille d'orde 1ère classepour le plâtre de sa Psyché sous l'empire du mystère, lors de l'Expo Univ de 1889
- une petite révolution...tout comme l'avait été la médaille d'honneur de Rosa BONHEURen tant que femme peintre, à l'Exposition Universelle de 1855
Bien avantcette consécration officielle, Hélène BERTAUX a mis sa notoriété au service des femmes artistes
souhaitant faciliter leur accès à l'éducation artistique
et les faire reconnaître dans les milieux officiels, à l'égal des hommes
Ainsi, dès 1870, souhaitant que les femmes aient accès à un enseignement semblable à celui de leurs confrères, elle ouvre les premiers cours de modelage & de sculpture pour femmes au 233 rue du Fbg St-Honoré
En 1879, elle installe son école dans l'hôtel particulier qu'elle vient de se faire bâtir avenue de Villiers
Par ailleurs, soutenue par son mari, elle fonde en 1881, l'Union des femmes peintres et sculpteurs(UFPS) qui prône la solidarité entre les artistes femmes
et organise un salon annuelexposant les œuvres de ses membres
NB A la première exposition, elles ne sont que 36 artistesà exposer
8 ans plus tard, en 1889, elles sont 651 peintreset 37 sculpteurs
mais comme il suffit d'acquitter une cotisation pour pouvoir exposer, nombre d'entre elles ne restent que des amateurs
NB l'union fut reconnue d'utilité publique en 1892
En 1896, elle devient l'unique membre féminin du jury de sculpturedu Salon des Artistes français.
Enfin, l'année suivante après une véritable bataille contre les institutions, elle obtient officiellement l'ouverture de l'Ecole des bx-Arts aux femmes
et forte de son succès, elle réclame la mixité au concours du Prix de Romequi sera effective en 1903
Mais à l'instar de Marie Curie (1867-1934), elle se vit refuser l'accès à l'Institut qui bouda sa première candidature et rejeta d'office la seconde.
Ceci malgré ses récompenses et ses titres d'Officier d'Académie et d'Officier de l'Instruction publique pour service rendu aux arts en tant que professeur libre